30/11/02
[-] J'ai entendu - la Grande Musique
... Et je ne m'en suis jamais -non jamais- remis.
Une place pour de petites histoires, le blog d'Emmanuelle, est une des bonnes surprises de l'année. Prenez le temps d'aller fouiller dans les archives, même si les liens sont souvent classés (c'est le défaut majeur de Blogger).
Ce mois-ci, Emmanuelle citait des lyrics de Mike Scott. Vérification faite, elle viennent de sa carrière solo, au milieu des années 90, où son étoile avait singulièrement pali. Il s'était réfugié dans une communauté spirituelle en Ecosse, pas vraiment l'endroit pour la surexposition et les paillettes.
Quand on parle de Mike Scott, c'est surtout de la grande époque des Waterboys. Entre rock épique (Londres, A Pagan Place, 1984) et musique irlandaise (Galway, Fisherman's Blues, 1988). Entre Bono et Van Morrison, Mike Scott avait très certainement sa place. Et puis après il a fait seul le grand saut à New York (comme Lloyd Cole, autre grand espoir), où le nom même des Waterboys a fini par s'étioler.
J'ai eu envie d'écouter Fisherman's Blues, avec qui j'entretiens une relation bizarre. Acheté trop tard sans doute, à prix économique, comme pour rattraper une dette. Mais ce soir, je l'aime. Je vais ressortir pour la peine Enlightenment de Van Morrison, sorti 2 ans plus tard.
Mais c'étaient surtout les débuts qui avaient impressionné le lycéen que j'étais. La première fois que j'ai vu Mike Scott à la télé, il avait une dégaine de Mike Jagger, il en rajoutait, c'était dans le clip de A Girl called Johnny.
Ensuite, j'ai été fortement marqué par des chansons comme the Big Music, The Whole of the Moon sur l'album suivant. Karl Wallinger (le Mc Cartney de la troupe) était encore là, avant de partir fonder son propre groupe, World Party.
Fête Mondiale, tout était possible : c'est aussi une chanson sur
Fisherman's blues. Le groupe entame sa seconde époque et s'établit en
Irlande; Mike Scott est déjà habillé en "vieux" : il pose avec une
mandoline et porte une vilaine casquette en cuir.
Je reviens à la "Grande Musique". Je dis que j'ai été impressionné mais je n'ai pas fait le pas d'acquérir les disques, malgré ma promesse. J'ai un passage de Whole of the Moon samplé dans mon cerveau. Mais j'hésite à réécouter l'original. Aujourd'hui c'est facile, tu installes Kaztruc et en quelques clics tu télécharges le titre. J'ai peur d'être décu, de rayer le sample de ma mémoire en fait.
I have heard the big music
and I'll never be the same
Something so pure
just called my name
- MikeScottWaterboys.com : par l'entrée secondaire; l'entrée principale est complètement foireuse, ils feraient mieux de revoir leur Javascript.
tehu - 23:53 - p85307633
23/11/02
[-] you are my Sunshine...
Ce mois-ci, des blogueurs montrent leurs voix. Ecoutez l'accent british et la voix posée de Tara ou la voix très touchante de Roxane.
D'ailleurs tout de suite après, j'ai eu envie de réécouter un vieux mp3 de Clio, conservé sur mon disque dur. Il n'est plus disponible en ligne, vu qu'elle a disparu de la Toile un peu avant son mariage. Je le mets en ligne temporairement. Ca commence par une chanson... J'aime beaucoup sa voix légèrement éraillée, avec son rythme tranquille.
De mon côté, j'aimerais bien relire et enregistrer un extrait d'une page de diariste, comme il y a 2 ans, mais je ne sais pas trop quoi prendre. Enfin si, je viens d'avoir une idée tout à l'heure. Mais c'est un peu délicat à aborder.
tehu - 02:50 - p84951400
16/11/02
[-] work out my layout (french way)
En vue d'élaborer des maquettes pour les semaines à venir, j'ai voulu tester les positionnements CSS. Beaucoup d'essais/erreurs, de tatonnements, tant les implémentations sont disparates chez les familles de navigateurs. On en vient à s'amuser, un peu pour la beauté du sport : "Et si je faisais glisser un div position:fixed sous un float:left avec le bon z-index ? Hmm bien entendu ça marche pas."
Je cherche toujours des petits softs de mise au point : un truc qui viendrait compléter idéalement TopStyle par exemple. Je me rappelle comment j'ai créé ma première feuille de style : en regardant les pages sources de Tucows et ... Microsoft. Je vois certains ouvrir grands leur yeux(*). Oui ça ne date pas d'hier :-) ; d'abord c'était pour un intranet, et à l'époque IE4 et NN4 venaient juste de sortir. J'ai donc des circonstances atténuantes (ouf).
(*) La homepage de Microsoft en 2002 est une tagsoup mêlant syntaxe HTML et XHTML. A déconseiller...
- Internet Explorer Margin Fix : un petit Javascript qui corrige certaines erreurs de marges sous IE5. A tester.
- Reste que maintenant IE fait toujours apparaître en bas un ascenseur horizontal. Vraiment moche.
tehu - 23:48 - p84636312
09/11/02
[-] Si je connais Dom.A.
L'autre jour, en tombant sur une page d'un site de fan, Faible Attirance, j'ai pu écouter des titres rares de Dominique A., datant pour la plupart de sa jeunesse.
Quelques uns que je connaissais, d'autres pas. Oh bien sûr on peut sourire quand on entend le chant de John Merrick, son groupe de lycée. Ca donne envie de tuer une deuxième fois Ian Curtis, pour tout le mal qu'il a fait -je plaisante-. Tendre l'oreille devant ses enregistrements lo-fi dans la cuisine, écouter distraitement les récréations qu'il s'accordait avec Philippe Katerine, sous le pseudo des Lindas. C'est cet aspect-là qui leur a valu le qualificatif de chanson bébête par un journaliste parisien. C'est un autre journaliste de Libé (Viviant) qui avait remarqué le Disque Sourd, un autoproduit vynile en 150 exemplaires. Un soir chez Lenoir, il a sorti : "Dominika c'est très bien, faut que je te le fasse écouter.". C'est ainsi que tout s'est enclenché.
Un petit moment agréable, en écoutant par exemple Point de Mire, ce titre du Disque Sourd, introuvable donc, qu'il avait interprété au casio dans sa première Black Session, avec le culot de la jeunesse. Il s'était même permis après son concert d'égratigner Alain Bashung, ce qui est quasiment sacrilège de nos jours.
C'est donc déjà une époque révolue, où les informations étaient délivrées au compte-goutte. Aujourd'hui en 2002 n'importe quel groupe de province a son site web avec quelques titres en écoute, et Monsieur A. s'apprête à sortir une compilation en 3 CDs retraçant ses 10 ans de carrière. Il le mérite ? Bien sûr.
Et pourtant, j'ai toujours une petite réserve avec sa discographie. J'ai l'impression d'être sévère, car je n'ai toujours pas voulu écouter en entier ses 2 derniers lps, Remué et Auguri. Le sourcil qui fronce, comme si j'étais son ainé : peut mieux faire. Je suis trop chauvin ? Je ne sais pas. Je me rappelle le soir où il a fait son esclandre aux Victoires de la Musique (en changeant les paroles du twenty-two bar), je me rappelle que j'étais gêné pour lui. Mais qu'allait-il faire dans cette galère ?
Comment qu'il le vit
Le truc, on s'en aperçoit notamment en lisant son journal de bord, le truc c'est que Dominique A. est un bosseur. Son influence ne se compte pas en nombre de disques (ses ventes sont encore modestes, comparées à Cabrel et Cie), mais sur ses pairs. Il a décomplexé les gens de sa génération.
Avec des si, on pourrait mettre en Paris en bouteille, dit le proverbe. Eh bien jouons à ce petit jeu. Si Dominique A. n'avait pas existé : Lithium serait resté un petit label K7 à Nantes, Michniak et Cloup seraient restés à Toulouse et n'auraient pas fondé Diabologum. Les Thugs n'auraient jamais chanté en français, Yann Tiersen n'aurait jamais chanté tout court, ni Françoise Breut d'ailleurs. Miossec serait devenu pilier de bar à Brest, les Superflu seraient devenus journalistes anonymes, et ainsi de suite...
Pas vraiment glamour, pas encore (et heureusement) un petit maitre. Il cherche toujours à progresser, à collaborer. Et tant pis si tout n'est pas marqué du sceau du génie. Sa voix change, il évolue aussi. Aujourd'hui il reprend Barbara sur scène, alors que la comparaison avec la grande dame l'horripilait il y a 10 ans. Quoiqu'il en soit : Auguri !
tehu - 18:54 - p84282948
02/11/02
[-] changements mineurs
La photo de fond de page est renouvelée à chaque reload maintenant. Pour l'instant, il n'y en a que deux disponibles, mais j'en rajouterai d'autres. Les nantais auront reconnu j'espère le Mur des Acadiens, une fresque offerte à la ville par un peintre louisiannais. C'est le quartier de la butte Ste-Anne, si vous voulez tout savoir.
Ajouté aussi dans le menu le lien vers ma liste Freshblogs. Solution temporaire, car le système est imparfait et de plus le serveur tombe souvent en panne. Ma liste est forcément incomplète (vous ne me croyez pas?), mais ça me permet de citer des journaux qui ne sont plus référencés ailleurs.
Carrefour (Agena Village) d'André Phaneuf est un bon exemple. C'est à mes yeux le plus vieux weblog francophone en activité. Je crois bien qu'il a été refusé à l'entrée de la CEV. C'est bien une preuve que c'est un weblog, non :) ? André faisait donc du weblogging sans en connaitre le mot. C'est aussi un journal exotique pour mes yeux, car polyphonique, et il y a pas mal de références qui m'échappent.
tehu - 21:16 - p83929425
[-] l'R de Rien
Me voici, singeant l'ennemi.
Un mois s'est écoulé et rien n'a filtré ici. Que s'est-il passé ? C'est pas que je sois en manque de sujets pourtant. J'aurais pu parler du fabuleux destin de Ted Nelson ou de Dominique A., entre autres. Je laisse filer les jours, reportant sans cesse. Parfois je suis plein, plein de phrases et ça bloque quelque part, entre mes deux demi-cerveaux, entre Douarnenez et Concarneau, que sais-je et où allons-nous dans cette galère ?
Je devrais le savoir, à l'âge que j'ai. Mes souvenir ne sont plus aussi nets qu'avant. Tout s'accumule. Et si je ne l'expulse pas, je le paierai peut-être un jour (cher ?). Ecrire pour se débarrasser, c'est une de mes formules préférées.
« - Docteur, j'ai un problème avec les mots...
- De quels maux souffrez-vous exactement ?»
Points en suspension...
Channel R
Cette page a quand même évolué en octobre. Elle accueille même un autre journal dans sa marge, un journal sans toit, celui de Rien. How do you pronounce Rien in dutch ? I ignore it, so i say it in the french way.
J'ai connu Rien il y a 3 ans exactement : son journal avait un bouton associé sur le weblog de CJ. Style direct, sans fioritures, facile à lire donc pour moi. Je lui rendais visite de temps en temps, je m'amusais de ses coups de gueule et de ses projets web. Ca n'empêchait pas qu'il avait le coeur sur la main : il a ainsi offert la photo de titre à une bloggueuse débutante, pour la remercier. Après un hiver difficile, il semblait remonter la pente, et que son journal devait repartir sur un rythme régulier. Hélas non, la lassitude l'a emportée.
Reality Asylum a donc fermé et laissé la place à Channel R, un site de photos. Oui les photos, je veux bien, mais les mots, les mots, c'est ça que je veux...., implore une lectrice. Hé bien soit : il laisse une petite fenêtre ouverte, de la taille d'un post-it. Une façon de renouer avec les mots publics.
tehu - 20:51 - p83928670